19.2.05

Quand Bush parle intelligemment

Interview de Bush ce matin dans Le Figaro, en prélude à son voyage en Europe.
Pour la première fois depuis longtemps, j'ai trouvé un entretien avec l'hôte de la Maison Blanche intéressant, et j'ai eu l'le sentiment que Bush dévidait autre chose que des platitudes et des phrases toutes faites. On peut même déceler l'esquisse d'une pensée internationale cohérente, tournant autour des valeurs communes entre l'Europe et les Etats-Unis de liberté, de droits de l'Homme et de prospérité.
Evidemment, comme d'habitude, Bush fuit les sujets qui fâche et ne cherche pas à expliquer pourquoi il soutient Poutine, par exemple, qui mène une politique à l'opposé de celle prônée par Washington. Il se contente, assez lâchement, de dire : "(Poutine) a pris quelques décisions à propos desquelles je suis impatient de l'entendre, de façon très privée, et de connaître ses raisons. En fait, ma définition du travail de dirigeant, c'est prendre des décisions. Et j'en prends beaucoup. Donc c'est une occasion intéressante de parler à un autre décisionnaire sur la logique de ses décisions." Bush parle comme si Poutine avait trouvé un moyen subtil de réformer l'assurance -santé en évitant la banqueroute qu'il voudrait se voir expliquer...
De manière générale avec les Etats-Unis, ce qui irrite, c'est l'absence de cohérence entre les paroles et les actes. ("If you talk the talk, you should walk the walk".) Avec Bush, il y a souvent une absence de cohérence entre les paroles elles-mêmes.
J'étais parti pour dire du bien de Bush, et je me retrouve à le critiquer... Alors voici, un des extraits où on a envie de le croire : "Les actes que le monde verra montreront la France et les États-Unis faisant cause commune pour la liberté. La France est un grand pays. Manifestement, les Américains se sont inquiétés de la décision prise par la France à propos de l'Irak, mais cela n'empêche pas qu'il y ait toujours beaucoup d'affection pour la France et la culture française."

3 Comments:

Anonymous PR said...

Commencer par un éloge de Bush, c'est très audacieux, dis-moi. Je t'envoie quelques-uns de mes commentateurs pugnaces...

Welcome back! La photo que tu as choisie plaira aux femmes,à en juger par celle là.

23/2/05 21:35  
Anonymous Jacque Adam said...

Petit détail technique : si manifestement l'url que vous avez inséré est celle de l'article, le fait de cliquer dessus nous emmène sur la page d'accueil du Figaro...donc impossible de lire l'article.
Le Figaro aurait-il une redirection automatique vers sa page d'accueil ? Ce qui veut dire que citer un article du Figaro avec lien deviendrait inopérant. Si c'est le cas c'est pas très intelligent, dans la mesure où les autres grands quotidiens ne le font pas.

27/2/05 12:35  
Anonymous Anonyme said...

G.W. Bush expose aussi une pensée directe à propos des retraites, voir Libération du lundi 28 février 2005 (http://www.liberation.fr/page.php?Article=278760) Retraites : la réforme de Bush sape les acquis, par Esther Dufflo, économiste, professeure au Massachusetts Institute of Technology (MIT).

4/3/05 03:21  

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